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Un tour du monde comme source d'inspiration

Mars 2018

· Inspiration,Tour du monde,Voyage,Aventure,Compagnon de voyage

L'apprentissage d'une vie en parcourant le monde. Sarah vous raconte...

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Hello, moi c’est Sarah ! J’ai 23 ans et je viens de Belgique. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours rêvé voyage. Chacune des histoires que mes parents me racontaient commençait par un : « l’autre jour, quand on était en… ». Et je ne voulais qu’une chose, c’était faire pareil!
J’ai suivi des études artistiques, j’aime l’aventure et ai toujours des rêves plein la tête, mais c’est vraiment après un voyage d’un mois en sac à dos que j’ai décidé de tout mettre en oeuvre pour réaliser le premier point de ma Bucket List : faire le tour du monde !

Raconte-nous ton tour du monde d’un an...

Je suis partie un an, dans 13 pays. J’aime prendre le temps pour chaque endroit, donc globalement je compte au minimum 1 mois par pays. Mais il y a eu des exceptions pour les petites destinations comme New York, Singapour, et l’Ile de Pâques, où j’ai passé à chaque fois 5 jours. Je n’ai malheureusement pas pu non plus rester plus de 10 jours en Polynésie, faute de moyens (hahaha), mais ces petits gains de temps m’ont permis de rester 3 mois en Australie et même d’y gagner un peu d’argent ! J’ai appris un tas de choses, d’abord sur moi-même, mais aussi sur les différentes cultures, sur les continents, la faune et la flore, et les populations des quatre coins du monde. Je suis devenue bilingue en anglais et ai un peu appris l’espagnol, j’ai aussi appris à surfer, à cuisiner, à vivre sans eau ni électricité, à danser la salsa, à capturer des serpents (bon, il y a des choses qui ne me seront pas toutes utiles chez moi)… Mais j’ai surtout appris à profiter de chaque seconde, à chaque instant ! Le voyage est la meilleure école.

Comment l'as-tu financé ? Et combien ça coûte ?

On avait prévu un budget de 15.000€ par personne. On a compte 3.000€ d’avions, et plus ou moins 1.000€ par mois (ou par pays), en sachant que dans certains pays on dépenserait beaucoup moins, ou bien plus pour d’autres. Finalement, on a plutôt bien gérer le budget! On a gagné un peu de sous en Australie qui ont permis de subvenir à nos besoins sur place, et je suis rentrée avec 100€ en poche ! Avant le départ, j’étais toujours aux études et j’ai mis 2 ans à économiser ce montant! J’ai cumulé un tas de jobs : extra dans un restaurant le soir (et souvent à la place d’aller en cours aussi), babysittings et même nounou dans une famille, vendeuse dans une boulangerie pendant les périodes de Noël, des petits jobs de graphiste à gauche à droite, gardienne d’animaux pendant les vacances des proprios, et participation à des brocantes pour vendre le max de mes affaires. Ça a aussi demandé des sacrifices, bye bye les vêtements, se limiter à un verre quand on sort, plus de ciné ou de resto... Mais tout ça en valait vraiment la peine!

Tes habitudes de voyage ?

J’ai l’habitude de voyager avec mon copain ! On est ensemble depuis 5 ans, il n’est pas très aventurier, mais heureusement il me suit toujours dans toutes mes folies !
On voyage en sac à dos, sans avoir préparé grand chose à l’avance, même si je passe des heures sur les blogs à dénicher les petites perles rares pour chaque pays ! On se déplace en fonction de nos envies, des conseils que l’on reçoit, et des rencontres que l’on fait. Souvent, on trouve des petites chambres d’hôtel à la dernière minute qui, après négociation, reviennent au même prix qu’une auberge pour 2 personnes.
Je préfère manger dans la rue ou dans des petits restos qui ne payent pas de mine, à la manière des locaux. Parfois, quand on voyage depuis longtemps, un bon repas de qualité fait quand même du bien au moral!
Mais de manière générale, peu m’importe la nourriture et l’endroit où je dors, je préfère consacrer mon budget aux activités. Pour ça je ne compte pas!

Le(s) pays que tu as préféré(s) ? Pourquoi ?

J’ai d’abord eu un énorme coup de cœur pour le Myanmar ! Ce pays complètement coupé du tourisme et où la générosité de la population m’a laissée sans voix de nombreuses fois. On m’a souvent accostée parce que j’ai les yeux bleus et qu’ils n’avaient jamais vu ça ! On a eu la chance de tomber sur une tribu, lors d’un trek, qui avait peur de nous, les « blancs », mais qui a fini par nous inviter à prendre le thé, en communiquant avec des signes!
Ensuite la Nouvelle Zélande m’a complètement séduite par ses paysages incroyables qui nous en ont mis plein la vue tous les jours!
Et puis, j’ai adoré la Bolivie aussi pour tout ses aspects si différents : la ville, la jungle, le désert, les montagnes, le climat tantôt froid tantôt tropical, et ses habitants qui sont si gentils!

L’expérience qui t’a le plus marquée ?

L’expérience qui m’a le plus marquée... c’est mon volontariat en Australie pour soigner les bébés kangourous et koalas. Les plus petits bébés demandent beaucoup de soins, de câlins, des biberons 4x par jour, et nous suivent partout dans une poche. Wallaroo, un bébé kangourou, s’est attaché à moi et ma prise pour sa maman.. On est devenus super fusionnels ! Il ne me lâchait jamais du regard, se réveillait et criait après moi dès que je m’éloignais, faisait des petites siestes dans mon lit l’aprem, me suivait partout en sautillant derrière moi. J’étais la seule qui arrivait à le toucher et à le nourrir.
Puis j’ai dû partir parce que mon temps là-bas était terminé.. J’étais toujours en contact avec la proprio qui me disait que mon bébé déprimait, qu’il avait perdu ses repères, qu’elle était obligée de le nourrir personnellement à la seringue parce qu’il refusait de manger… Ça m’a déchiré le coeur! J’ai voulu retourner là-bas, mais une autre fille avait pris ma place et c’était pas possible.
Aujourd’hui j’essaye toujours d’avoir une photo de Wallaroo pour voir comme il a grandit (la proprio ne répond que rarement aux mails), et dès qu’il aura 2 ans, il sera relâché avec un copain de la même espèce dans la nature!

Ton meilleur souvenir ?

Difficile de choisir un seul meilleur souvenir...
Je ne peux pas affirmer que ça soit vraiment le numéro 1, mais il y en a bien un qui me vient tout de suite en tête.
C’est mon expérience en Amazonie de manière générale. Passer mes journée dans cette petite barque, seule au monde, à écouter tous les bruits qu’offre la jungle, ceux des singes et des oiseaux qui font des sons si irréels qu’on dirait des mélodies pour les sonneries téléphone, pêcher des piranhas pour le repas,...
Mais surtout, surtout ce matin où on est parti en balade avec un bolivien, Yack, et que des dauphins roses sont venus à la rencontre du bateau! Il s’est écrié « Go swimming! ». On a regardé autour de nous : c’est là qu’on avait pêché des piranhas la veille au soir. Il y avait aussi des alligators et des caïmans un peu partout dans les buissons. Mais Yack nous assure qu’avec les dauphins on ne risque rien. D’abord un peu hésitante, j’ai quand même vite fini par me jeter à l’eau! J’ai nagé vers le milieu, j’ai arrêté de bouger, et là 2 dauphins sont arrivés. Bon.. j’ai quand même hurlé quand le premier m’a mordu le pied.. étant donné que l’eau était brune et opaque, je n’étais pas sûre de ce qu’il y avait vraiment là dessous! Puis le deuxième dauphin s’est mis contre moi et, en partant de mes jambes, il est remonté le long de mon corps en tournant tout autour! Je sentais son ventre tout doux contre le mien, son bec, ses nageoires dans mon dos,.. une sensation que je n’oublierai jamais de ma vie !

Ton pire souvenir ?

Il faut déjà savoir que tous les mauvais souvenirs, les bobos et les catastrophes font partie de l’aventure et que ce sont nos anecdotes les plus drôles aujourd’hui! Sauf une… pour moi! Mon pire souvenir s’est malheureusement déroulé 2 mois à peine après notre départ. Nous étions dans un vol de nuit en direction de Bali, en pleine saison des pluies. Pourtant presque arrivés, un orage s’est tout à coup formé autour de nous. L’avion était plongé dans le noir, et d’énormes éclairs ne cessaient d’éclater, faisant une lumière tellement énorme qu’on ne savait jamais vraiment de quel côté ils provenaient. N’y connaissant rien à l’aviation, moi j’étais persuadée qu’on tomberait comme une mouche si un éclair nous touchait… Jusqu’à ce que l’avion soit foudroyé! Un éclair nous est tombé dessus, provoquant un long « biiiiip » et le déclenchement automatique de toutes les lumières « EXIT » en rouge! Panique à bord, j’ai même cru pendant 2 secondes qu’on allait devoir sauter de l’avion encore à quelques milliers de mètres d’altitude ! Je me suis retournée pour regarder si quelqu'un allait ouvrir les portes, mais j’ai seulement vu les visages effrayés des hommes dont la tête dépassait le dessus des sièges. Certaines fonctions de l’avion étaient fichues, impossible pour le pilote de connaitre la vitesse et l’altitude l’appareil. C’est donc en urgence et à l’aveugle que l’avion a fini par se poser en trombe sur la piste. À la sortie, les hôtesses se cachaient et pleuraient.
C’est seulement lors du second vol un mois plus tard, pour l’Australie, que je me suis rendue compte que j’avais attrapé une réelle phobie de l’avion. Je me suis donc retrouvée à l’autre bout du monde, morte de peur, coincée entre cette petite voix qui me murmurait « pourquoi est-ce que je m’inflige tout ça? », et l’envie folle de poursuivre mon rêve. Mais finalement, j’aurais pris 24 vols supplémentaires jusqu’à mon retour en Belgique! Aujourd’hui encore c’est toujours le même combat, je reste tiraillée entre mes peurs et mes rêves... Mais après les crises d’angoisse et les pleurs du vol, chaque fois que je pose le pied à terre dans un nouveau pays, je sais que j’ai fait le bon choix !

À quel niveau ton tour du monde a été une source d’inspiration pour toi ?

Le fait d’avoir bougé tout le temps, changé de logement toutes les semaines et vécu à 100 à l’heure, m’a fait prendre conscience que je ne voulais plus d’un métier où je serais assise derrière bureau toute la journée. Mon TDM a complètement changé mon orientation professionnelle : plutôt que de chercher une place en tant que graphiste dans une agence, j’ouvre finalement une entreprise! Je ne cesse plus de me lancer de nouveaux challenges et j’aime avoir des journées bien remplies!
Récemment, je me suis acheté un petit Combi VW qui est entièrement à retaper. Je n’y connais absolument rien, mais avec l’aide de mon copain, c’est notre nouveau défit pour cette année! J’espère pouvoir partir en vadrouille avec mon Van fin de l’été!

Te considères-tu désormais comme une personne différente depuis cette expérience ? Pourquoi ?

Oui ! Le fait de voir à quel point les gens peuvent être chaleureux aux autres coins du monde, tant les locaux que les voyageurs entre eux, m’a fait prendre conscience à quel point j’étais froide ! Même moi, là-bas, je faisais des accolades aux inconnus que je venais tout juste de rencontrer, alors que ça n’arriverait jamais ici en Belgique. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus ouverte, plus avenante, plus chaleureuse et je n’hésite plus à dire aux gens que je les apprécie. Ça a changé mon quotidien !

Le voyage solo : un bon choix selon toi ? Même pour une fille ?

Personnellement, je n’ai jamais tenté le voyage solo, mais on a rencontré plein de voyageurs solitaires sur la route! Donc oui, je pense que l’expérience doit être différente et je compte bien la tenter prochainement. Mais en tant que fille, moi je n’oserais peut être pas aller partout toute seule...

Tes conseils pour toute la communauté de globetrotteurs ?

Avant, je me disais toujours « Rho, moi je rêve de pouvoir faire ci, de faire ça ». Mais plutôt que de rêver, pourquoi ne pas commencer les démarches ou les recherches tout de suite, même si ça parait impossible, quitte à ce que ça soit pour dans quelques années? Maintenant je n’attends plus! « Il faut vivre ses rêves et non rêver sa vie ». Vous êtes encore devant votre écran? Foncez!

Sarah Capitte

NB. N'oubliez pas vous aussi de rejoindre la communauté PickPackGo pour rencontrer vos compagnons de voyage et partager vos expériences.

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