Return to site

Madagascar - L'île Rouge

Octobre 2017

· Inspiration,Madagascar,Aventure,Bonheur,Dépaysement

Terre d'inspiration

Située au sud du continent Africain en plein cœur de l’océan Indien, l’île de Madagascar se définit par ses diverses richesses naturelles. Elle séduit de nombreux touristes en quête d’authenticité et d’inspiration par ses paysages sauvages à couper le souffle, tels que l’allée des Baobabs, les Tsingy ou encore, ses nombreux parcs nationaux, où l’on y retrouve son emblème : le lémurien.

A l’heure où bon nombre de personnes semblent être en panne d’inspiration, Madagascar paraît être la destination idéale pour y remédier.

Portrait d’une terre riche d’inspiration et d’expérience.

Burn-out, dépression, anxiété… Autant de caractéristiques qualifiant nos vies quotidiennes. La simplicité de vie, la joie, le bonheur finalement, ne font plus partie de notre vocabulaire. Mais quelle est la cause à un tel dérèglement ? Comment en est-on arrivé là ?

La joie de vivre et le plaisir protègent l’homme de ces maladies. Nous ne l’inventons pas (pour les sceptiques). C’est scientifique.

Développer le bonheur chez une personne va lui permettre d’être créative. Et lorsque celle-ci est créative, c’est qu’elle elle inspirée, puisque par définition, l’inspiration pousse à la création.

La routine quotidienne, le stress ambiant au travail et en dehors (une pensée pour tous les Parisiens contraints de devoir emprunter les transports en commun), nous donnent des maux de tête. Puis, dans une crise économique sans précédent, où chacun semble agoniser inéluctablement, tel un poisson pris dans les mailles du filet, le bonheur n’est pas à son comble.

Nous avons un besoin évident de nous évader. Vivre « Mora Mora » (tranquillement, doucement) comme ont l’habitude de le dire les Malgaches. Loin, très loin de notre quotidien habituel. Nous sommes à la recherche de l’inspiration et du bonheur. Pour ce faire, nous avons décidé de nous intéresser à un peuple malgache oublié : les Mikea.

Les Mikea, peuple malgache encore méconnu et oublié, vivent au sud-ouest de l’île, entre Tuléar et Morondava. Ils ont et continuent à fasciner les malgaches et les étrangers. Inconnus, insaisissables, invisibles comme certains diront, se rassemblent de temps à autres pour des rites mystérieux. Preuve que l’île rouge (comme on la surnomme) est loin d’être totalement conquise.

Ce peuple mythique, au cours de son évolution, a démontré son anticonformisme. Entre l’incertitude de la chasse et de la cueillette afin de subvenir à ses besoins, ainsi que la marche comme seul moyen de locomotion, les Mikea nous prouvent leur volonté à perpétuer leurs traditions et à faire front aux évolutions qu’on leur impose. Selon certaines études, il n’existerait qu’une poignée de peuplades vivant de telle manière.

De plus, aussi étonnant que cela puisse paraitre, l’homme blanc (le Vahaza comme ils le surnomment), leur fait peur. En effet, les vestiges de la colonisation paraissent encore bel et bien présents.

Vivant entre la forêt qui porte leur nom ainsi que la légendaire Route Nationale 9, les Mikea vivent ou plutôt survivent dans un milieu austère, où chaque journée est un éternel recommencement avec une question fondamentale : « Vais-je pouvoir me nourrir ?» La sécheresse caractéristique du milieu dans lequel ils vivent leur a permis de se doter de capacités de résistance exceptionnelles. Ils peuvent en effet se passer d’eau durant des jours, des semaines, voire des mois.

Le babo, le trésor indispensable à la survie des Mikea

Les Mikea, grâce leurs traditions ancestrales et à la magie de la nature, ont réussi à pallier le manque d’eau par le babo. Lorsque l’eau est absente, du jus de babo est extrait en râpant la chair du tubercule. Le babo râpé est ensuite filtré et pressé afin de ne garder que le jus. Pour récolter ces tubercules, les Mikea creusent le sable à l’endroit où sort la tige de la plante. Les Mikea creusent le sol avec le talon de leur sagaie, puis ils retirent le sable avec la kipao, une petite pelle en bois. Sa chair est blanche avec une texture crue proche de celle de la pastèque, mais non sucrée. Le babo est consommé cru, car c’est sous cette forme qu’il hydrate le plus. Mais, il peut aussi être cuit sous la cendre ou grillé au feu de bois.

Pourtant, malgré ces conditions de vie précaires évidentes, ce peuple semble vivre entre bonheur et épanouissement. Ceci est sûrement la conséquence d’une vision et d’une psychologie de la vie diamétralement opposées aux nôtres. Toujours est-il qu’aujourd’hui, ceux qui sont heureux, ce sont bien eux… Une inspiration et une leçon de vie pour bon nombre d’entre nous !

Les Mikea, un cas qui n’est pas isolé

Non les Mikea ne sont pas les seuls à Madagascar à pouvoir se targuer d’être heureux. « Nous nous considérons comme les plus heureux du monde. La vie est trop courte pour ne pas en profiter » déclarait Lalaina, un habitant d’Antananarivo. Notre voyage continue donc sur l’île rouge. Il vous suffit de déambuler dans les rues pour comprendre que le bonheur et la joie sont de mise. Pas une obligation chez les Malgaches, juste une nécessité pour faire face à tous les problèmes quotidiens et oublier la misère, oublier que, malgré le sourire et la bonne humeur constante, qui sont devenus si rares dans les pays développés, Madagascar reste l’un des 10 pays les plus pauvres du monde.

Les malgaches font preuve de créativité et de débrouillardise avec peu de choses. Ici, rien n’est gâché, tout est recyclé. « Le gâchis, chez vous, on ne le comprend pas. Chez nous, tout est réutilisable, chaque objet a une valeur » nous confiait Andry, un enfant des bidonvilles d’Antananarivo. A l’image des bouteilles en plastique par exemple, qui sont utilisées jusqu’à ce qu’elles soient inutilisables, ainsi que leurs bouchons, qui sont utilisés par les enfants comme roues pour les jouets. Comme par exemple pour les taxis de brousse, qui donnent beaucoup de joie aux enfants.

L’inspiration, la clé au bonheur ?

A quoi bon détenir plus que ce dont on a besoin, si le bonheur est si insaisissable ? Ne serait-ce pas ça la clé au bonheur ? Vivre en harmonie et en paix ensemble et avec soi-même en ayant le strict nécessaire pour subvenir à ses besoins ? Se contenter des choses simples de la vie ? La question se pose et mérite d’être réfléchie.

Aller au contact d’une civilisation si lointaine de la nôtre ne peut, en tout cas, générer que des aspects positifs. Oublier, faire abstraction de la vie quotidienne dont on se plaint sans relâche et se confronter à la réalité, à la misère, est la plus belle expérience. La plus belle leçon de vie. Merci de nous avoir inspirés.

Simon Ravelo

NB. N'oubliez pas de rejoindre la communauté PickPackGo pour rencontrer vos compagnons de voyage et partager vos expériences.

All Posts
×

Almost done…

We just sent you an email. Please click the link in the email to confirm your subscription!

OKSubscriptions powered by Strikingly