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La Brésil : Voyage au coeur d'un pays majestueux

Février 2018

· Brésil,Compagnon de voyage,Inspiration,Voyage,Expérience

Plongée au coeur de ses racines

Je m'appelle Tania, j'ai 21 ans, je viens du Brésil et j'étudie le Design. Des études qui me plaisent, mais pour être honnête, des études qui me mèneront peut-être nulle part. Mon rêve serait d’ouvrir un petit bar face à la mer au Brésil. On me dit souvent que je perds du temps, ou que je devrais faire autre chose, mais je me dis que avoir un diplôme c’est important, et c’est enrichissant culturellement. Mais j’ai constamment cette envie de partir et de découvrir le monde, ce qui me mène à me demander pourquoi je suis encore ici et pas ailleurs. C’est pourquoi j’ai décidé de sauter le pas, et de voyager en solitaire cet été, en Indonésie, et peut-être au Maroc et au Portugal si mon budget me le permet.

Jusqu’a présent je n’ai pas beaucoup voyagé, j’ai vécu au Brésil jusqu’a mes trois ans, en Guyane jusqu’a mes dix ans, puis en France jusqu’a aujourd’hui, j’ai donc vécu 3 expériences totalement différentes.

Le Brésil est l’expérience qui m’a le plus marquée, en effet, il y a 3 ans je suis retournée chez moi, a Macapá capitale de l’État de l’Amapá qui se trouve au nord-est. Rien a changé, la moitié des routes ne sont toujours pas goudronnées, ce qui les rend vraiment difficiles et désagréables, le tout accompagné d’une chaleur toujours aussi insupportable, et un paysage pauvre. Entre autres, Macapá, est une ville qui n’évolue pas, et qui possède très peu d’attractions culturelles, néanmoins les locaux font en sorte d’enjoliver cette ville. La plupart des gens que j’ai pu rencontrer ou revoir vivent dans la pauvreté, voir pour certain dans une extrême misère, mais ce qui m’a le plus interloquée, c’est leur gentillesse, ce sont des gens qui seront prêts à tout pour vous aider, ou partager leur repas avec vous, même en sachant que vous appartenez à une classe sociale "supérieure". Ils sont aussi très curieux, ils m’ont beaucoup questionnée sur la façon dont vivaient les français. Je pense que mon meilleur souvenir fut le moment d’une promenade, où sur un trottoir se trouvait deux enfants qui par faute de moyens ils se fabriquaient un cerf-volant avec des bouts de bois et un bout de plastique, ils avaient l’air si contents de pouvoir se fabriquer eux-mêmes leur cerf-volant, que le manque de moyens et le fait qu’ils ne pouvaient pas s’offrir un « vrai» cerf-volant ne comptait plus.

Ce que j’ai trouvé surprenant c’est la relation qu’ont ces locaux avec la religion. Toutes les personnes que j’ai pu rencontrer pratiquaient l’évangélisme. Ce qui est impressionnant et déconcertant à la fois, c’est la présence de la religion dans l’espace public. Dans les bus, dans les commerces oo dans la rue, on peut apercevoir la présence de dieu comme une affiche publicitaire, un crucifix, ou entendre la vénération d’un prêtre à la radio. J’ai pu assister à une de leurs cérémonies. Je suis athée, mais pendant toute la cérémonie, accompagnée de ma sœur, c’était un moment rempli d’émotion. ’ai trouvée cela tellement beau de voir des personnes qui croient en quelque chose et qui le démontrent par la danse et le chant. On m’avait proposé d’y retourner, mais j’ai refusé. Ne croyant pas en Dieu, j’ai pensée que c’était une forme d’hypocrisie de me mêler à ces gens qui ne vivaient que pour cela.

Ma sœur et moi avions prévu de rendre visite à notre père qui vit à Tucurui. On avait le choix entre prendre l’avion ou prendre un bateau qui traverse une partie du fleuve Amazone durant 24 heures, et de dormir dans un hamac. Notre choix à été fait sans discuter, on souhaitait voir quelque chose d’authentique, quoi de mieux que de pouvoir se trouver au coeur de la forêt ? Et nous n’avons pas étés déçues, nous avons pu assister au mode de vie de ces locaux, qui vivent dans des petites cabanes sur pilotis et se nourrissent de poisson. Ce fut un joli spectacle. Durant tout le trajet j’ai été stupéfaite de découvrir des enfants qui se baladaient sur leur pirogue pour joindre le bateau afin de pouvoir vendre quelques fruits, tels que l’açai, fruit typique de la foret amazonienne, en échange de deux ou trois Réal, de sucrerie dont ils n’ont pas l’accès comme des gâteaux ou des chips, ou du matériel nécessaire comme des vêtements ou des ustensiles de cuisine. Ce fut 24 heures magiques et paisible. On a pu naviguer sur le fleuve le plus long du monde et assister à un paysage irréel.

Arrivées à Tucurui, avec des images magnifiques dans la tête. Ma sœur et moi sommes allées dans un village voisin qui se trouve à une heure de route, pour fêter l’anniversaire de mon père dans lequel nous avons rendu visite à une amie de la famille, et j’ai été vraiment secouée de découvrir sont habitat. Sa maison était faîte de terre et de pierre, ce qui fait qu’elle n’a pas accès a l’électricité, pas d’eau courante, l’accès a l’éducation est difficile, et les visites médicales n’existent pas. Je me suis senti gênée face a leur misère. Ça m’a fait réfléchir, je me suis rendue compte que ces gens n’avaient pas tout ce dont ils rêvaient ou ce dont ils avaient besoin, mais malgré tout, ils n’avaient pas l’air si malheureux.

Ce fut l’une de mes plus belles rencontres, et c’est ce genre de simplicité que je recherche pour mes prochains voyages, mais cette fois-ci je serai seule. Je compte partir en Indonésie pour une durée d'un mois et demi, l’appréhension est totale car ça sera mon tout premier voyage en solitaire, et surtout en étant une jeune femme. J'ai peur pour ma sécurité, j’ai peur de faire de mauvaises rencontres ou de me trouver dans une situation périlleuse, j’ai peur de ne pas avoir assez d’argent sur place, j’ai peur que tout ne se passe pas comme prévue. Mais je pense qu’il ne faut pas trop y penser, et qu’il va falloir que je sorte de ma zone de confort si je veux découvrir le reste du monde, malgré toutes mes appréhensions, je sais que je vais rencontrer des gens extraordinaires et qui m’apporteront chacun a leur façon une autre vision de la vie que la mienne, je sais que je verrai des paysages sans fin à couper le souffle, et les plus beaux endroits que la planète puisse offrir. Alors il faut se lancer, et se laisser porter

J’ai hâte de vivre cette nouvelle expérience, et pourquoi pas, la partager avec vous !

Tania Franca Da Silva

NB. N'oubliez pas vous aussi de rejoindre la communauté PickPackGo pour rencontrer vos compagnons de voyage et partager vos expériences.

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